Festival Jazz à St Sat’ # 1

January 19, 2017  •  Laisser un commentaire

du13 au 22 Janvier 2017 avec 20 concerts

Par Fatiha Berrak, photos Thierry Dubuc

Jazz à Saint Saturnin, le vendredi 20 janvier 2017

Les Dimes Notes

David Horniblow - clarinette,

Andrew Oliver - piano,

Dave Kelbie - guitare,

Sébastien Girardot - contrebasse

Andrew Olivier, Sébastien Girardot, Dave Kelbie, David HorniblowAndrew Olivier, Sébastien Girardot, Dave Kelbie, David Horniblow

Avec une telle formation il est dommage qu’aucune école de danse n’ait été présente car vous pouvez me croire celle-ci n’aurait pas été déçu du voyage et le planché de la salle des fêtes de Saint Saturnin aurait très sérieusement chauffé, avec ce rythme et cette énergie déployés !

Une ambiance de folie, totalement irrésistible! d’ailleurs je n’y ai pas résisté !

David HorniblowDavid Horniblow

Un début de soirée qui s’ouvre sur les années 20 avec le premier titre «Original Jelly Blues», un hommage au compositeur et chanteur Jelly Roll Bues Morton de son vrai nom, Ferdinand Joseph LaMothe. Il est dit-on le passeur entre le ragtime et jazz, autoproclamé inventeur de ce dernier, alors que Kid Ory, Sidney Bechet et surtout Louis Armstrong s’imposent comme les grands solistes des formations nouvelle Orléans. Louis Armstrong avec ses solos ouvre les portes du Swing. Oui ! nous sommes bien au temps des années folles, l’Amérique est jeune et le Jazz dans ses bras pousse ses premiers cris avec toutes ses raisons, ses causes et ses effets, tout son héritage amoureusement tissé par « Métis-sage »

Sébastien GirardotSébastien Girardot

C’est aussi cette entre deux guerres où période de très grande prospérité aux Etats Unis. En 1921 c’est l’année de naissance de Charly Parker, mais aussi le temps de la xénophobie et de l’intimidation envers la population catholique d’origine Italienne, des immigrés Juifs et ne parlons pas de la population noire qui saigne plus qu’à son tour du fruit de la douleur … 

Andrew OlivierAndrew Olivier

Pendant ce temps le soleil continu de briller et la terre de tourner, en 1923  Duke Ellington crée son orchestre et de même pour Count Basie. Les enregistrements et les films tournent, les américains sont au courant et la T.S.F informe, à Manhattan les buildings s’élèvent pour griffer le ciel, en 1925 la première automobile de marque Krysler voit le jour, tandis qu’à New York ‘’le Cotton Club’’ s’illustre avec les meilleurs musiciens noirs de l’époque tels que Duke Ellington, Cab Calloway, Louis Armstrong ou Ethel Waters alors que les spectateurs noirs sont généralement refusés. Qu’importe on joue, on chante et on danse aussi en dehors, le gospel, les work songs, le blues raisonnent.

Dave KelbieDave Kelbie

Les cinéastes, les photographes projettent, reflètent leurs magies et donnent des ailes aux modes et modèles de nouveaux horizons. Ceux sont aussi les années du puritanisme et de la prohibition. Mais ici bas chaque chose comme chaque être à son apogée et son déclin, pour renaitre de ses cendres autrement, la musique sait bien qui est sa mère où qu’elle tourne la tête sur terre, trouve les siens, qu’elle soit profane ou sacrée, elle puise toujours du coté de l’âme son élément essentiel et fédérateur.

Playlist:

Original Jelly Roll Blues - The Camel Walk - Snowy Morning blues - El Rado Scuffle - Otis Stromp -  The Dream - Alabamy Bound - Aunt Hagar ( basse feature ) - Pep - I coming Virginia - Sphynx ( piano solo ) - The Pearls - Si Tu Vois Ma Mère - What A Dream - Bush Street Scramble.

 

 

À 22h30 nous embarquons tous pour une virée dans les années 40 et 50 ponctuées de solos absolument remarquables. 

La deuxième partie de soirée se poursuit, avec Les Sancy All Stars

Hetty KateHetty Kate

et leur invitée de charme, Hetty Kate, chanteuse de jazz Australienne à voix ronde et acidulée

Aurélie TropezAurélie Tropez

Aurélie Tropez, une merveilleuse clarinettiste

Jérôme EtcheberryJérôme Etcheberry

Jérôme Etcheberry, trompettiste saisissant

Attila KorbAttila Korb

Attila Korb au trombone et aux arrangements

Dave BlenkhornDave Blenkhorn

Dave Blenkhorn, guitariste classique jazz, cet Australien Français d’adoption est inspiré par la musique des années 30 et 40, la sonorité de son jeu est flamboyante et limpide à la manière de son maitre spirituel Django Reinhard

Sébastien GirardotSébastien Girardot

Sébastien Girardot à la contrebasse, autodidacte avec une étude classique dans son pays natal l’Australie, il s’éprend du jazz en France lors du festival ‘’Sancy Snow Jazz’’. Sébastien apprend à jouer seul chez lui il a pour public ses amis.

Guillaume NouauxGuillaume Nouaux

Guillaume Nouaux à la batterie, il a participé à l’enregistrement de près de 80 albums. Elu artiste révélation de l’année 2007 par la revue jazz magazine, « l’un des grands batteurs de jazz d’aujourd’hui » Jazz Hot. En tant que pédagogue, il est l’auteur d’un ouvrage de référence dans l’étude de la batterie jazz. 

Playlist: 

Sometimes I'm Happy - Mood Indigo, Ella Fitzgerald - Blue Skies - Basin Street Blues - 

Stompin’ At The Savoy - After you’ve gone et bien d’autres standarts de cette époque foisonnante.

 

 


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