Un enfant de Cuba allume le Rocher

November 24, 2016  •  Laisser un commentaire

Par Fatiha Berrak, photos Thierry Dubuc

Le Rocher de Palmer, le jeudi 24 Novembre 2016

Roberto Fonseca “ABUC“

 

Roberto Fonseca - piano, voix

Yandy Martínez Rodríguez - contrebasse, basse électrique

Ramsés “Dynamite“ Rodríguez - batterie

Javier Zalba Suarez - sax barython, flute traversière

Jimmy Jenks - sax ténor

Matthew Simon - trompette

Adel Gonzalez - percussion

Abrahan Aristilde - chanteur

 

Une fois de plus le prince de Cuba fait salle comble au Rocher de palmer. Il est près de 20h30 et ça bouge entre les rangées de sièges, comme le vent qui souffle dehors et s’amuse entre les grandes et les petites branches de toutes les couleurs, les connaissances et les amis se retrouvent pour partager assurément une soirée de fête, c’est aussi la sortie en famille, un élément essentiel de bien-être, si cher à Roberto Fonseca …! 

Presque à l’image d’une grande attablée qui promet de bons plats, discutions et rires naissent et fleurissent gentiment en tous coins du lieu.

C’est alors le moment où les lumières s’effacent pour laisser place à celles de la scène, sur fond de satisfaction génératrice d’une approbation et d’acclamations accueillantes, pour tous les musiciens.

 

Jimmy Jenks

 

Sans répit le sax baryton se lance haut et fort comme l’arrivée d’un navire dans le port, suivi de la trompette, Oh Cuba ! nous sommes déjà chez toi. Puis le sax ténor leur emboite le pas pour exploser de joie, l’instant est à la cascade sonore qui finie de nous assoir …

 

Roberto Fonseca

 

Enfin “le prince cubain“ fait une entrée discrète, nous adresse un salut avant de s’installer à son piano pour nous annoncer  “Contradanza Del Espiritu“ qu’il nous joue dans la pénombre avec juste un filet de lumière qui se parsème au-dessus de lui. À ce moment précis Roberto nous emporte ailleurs, là où l’on se ressource au pied d’une étendue d’eau à perte de vue, marchant sur le sable doux et encore chaud. La contrebasse le rejoint avec tendresse et l’accompagne discrète un peu nostalgique de la fin de quelque chose.  Puis comme un éveil à autre chose en douceur, le battement d’un coeur lui offre une l’idée plus souriante, c’est le levé du jour plein de promesse, toute la brume se disperse. Elle laisse place à cette nature infinie qui vie en nous et nous appelle. Comment se soustraire à cette indispensable qui prendrait la forme d’un rêve mutant pour devenir réel et nous réparer dans son infinie sagesse ! 

 

Roberto Fonseca

 

Roberto Fonseca nous présente son dernier album “Abuc“, Cuba écrit à l’envers, le 8ème sous son nom, et nous invite à l’ouverture, pour partir à la découverte de la musique traditionnelle Afro-cubaine, avec ses racines vastes et profondément encrées au coeur de l’île. Cette même musique qu’il défend de toute sa force, même si pour cela lui aussi s’ouvre à d’autres horizons pour mieux y revenir.

Les rythmes et les titres se succèdent tantôt calmes tantôt vifs dans la satisfaction unanime, jusqu’au moment où il nous propose d’écouter le dernier morceau de ce soir … “A non ce n’est pas encore fini ! “ s’exclame une fan au milieu du public. Amusé par cette intervention, Roberto lui fait aimablement remarquer que deux heures venaient de s’écouler, sans que personne ne s’en soit aperçu et c’était juste, nous avons alors chanté tous ensemble puis tous les musiciens sont descendus pour un petit défilé au milieu des spectateurs ravis.

 

Roberto Fonseca et les enfants

 

Avant de nous quitter, Roberto Fonseca a invité tous les enfants de la salle à le rejoindre, ce n’était pas le père Noel mais presque, avec sur la scène le bouquet surprise de soleil que chacun emportera au fond de lui.

 

Roberto Fonseca, Yandy Martínez Rodríguez, Ramsés “Dynamite“ Rodríguez, Javier Zalba Suarez, Jimmy Jenks, Matthew Simon, Adel Gonzalez, Abrahan Aristilde

 

 

 


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